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Echos  : Ourasi vous salue bien
Envoyé par Goodbyehalo le 20/1/2005 18:43:17

Ourasi vous salue bien

Les autres trottaient, lui s'envolait.
Né le 7 avril 1980, Ourasi est considéré par beaucoup comme le meilleur trotteur de tous les temps.

Devenu le premier cheval médiatique de l'histoire, Ourasi, élevé par Raoul Ostheimer aux haras de Saint-Georges s'est longtemps prélassé dans sa petite enfance. Gâté, cabochard, paresseux et préférant se goinfrer de pommes - son pêché mignon - plutôt que de s'appliquer entre les brancards, il donna longtemps l'impression d'être un cheval quelconque.

Lors de ses débuts à Caen en 1982, pataud et distrait, il sema une belle panique dans le peloton de jeunes chevaux avant de terminer dans le lointain. Un mois plus tard, pour ses débuts à Vincennes, dans une bonne épreuve réservée aux deux ans, il s'emmêla encore les paturons au départ avant de terminer comme une balle.

Placé ensuite chez Jean-René Gougeon, le pape de Vincennes, c'est là, à Moissy-Cramayel, aux portes de Melun, qu'Ourasi a appris son métier.

Adoré par Philippe Renouf, son lad attitré, il ne s'est pas départi pour autant de son mauvais caractère. Têtu, mordeur à l'occasion mais détestant par-dessus tout la promiscuité des autres chevaux qu'il méprisait de toute sa hauteur, Ourasi se contentait toujours du minimum lors des séances de travail qui lui étaient imposées. Un dilettantisme dont il ne s'est jamais débarrassé mais qui constitue peut-être la source essentielle de son extraordinaire santé morale.

Sous sa robe alezan foncé, derrière la petite étoile blanche plantée au milieu de son chanfrein, Ourasi a donné une dimension inégalée aux courses de trot. C'est apparemment sans jamais forcer son talent qu'il a enthousiasmé les foules entre 1983 et 1990, et a terminé sa carrière le dernier dimanche de janvier 1990 par une éclatante victoire dans le Prix d'Amérique, son quatrième, un record ! renforçant ainsi sa place dans le panthéon du trot où se côtoient ceux qui dominèrent leur époque, les Uranie, Gélinotte, Ozo, Roquépine, Une de Mai, Bellino II, Idéal du Gazeau ou Lurabo.

Sitôt son dernier Prix d'Amérique couru, Ourasi est entré au haras liste pleine : une centaine de juments issues de l'élevage français, auxquelles sont venues d'ajouter une trentaine d'étrangères : suédoises, finlandaises, norvégiennes ou américaines. Ourasi n'y a malheureusement pas connu le succès escompté, préférant la chasse aux hirondelles dans son pré à son devoir d'étalon... Il a engendré 38 poulains en tout, dont le meilleur, Emir des Fresneaux, s'est hissé au niveau semi-classique sous la selle et est aujourd'hui étalon.

Petite visite au Roi Ourasi, aujourd'hui âgé de 25 ans... Mise à part la bosse qui marque son chanfrein, Ourasi reste impressionnant. Rien ne laisse deviner son âge respectable : Ourasi se porte bien. Réputé méchant voire dangereux au début de sa carrière d'étalon, il a semble-t-il retrouvé la paix dans ce haras normand, où il partage son pré avec une vache et son veau. En le regardant vaquer nonchalamment à ses occupations comme un cheval bien dans sa tête, brouter, se rouler, décréter l'heure de la sieste en pleine séance photos, on comprend comment ce cheval a su se préserver toute sa vie : Ourasi ne fait que ce qu'il a décidé.

Alors que le quinzième Prix d'Amérique depuis sa retraite se profile à l'horizon, Ourasi profite tranquillement de la vie. Il l'a bien mérité.

 

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